Hooper, Tobe. Lifeforce. 1985

Envoyés en mission spatiale pour étudier la comète de Halley, le colonel Carlsen et son équipage vont faire une incroyable découverte. Niché dans l’ombre de la comète, ils vont en effet se retrouver face à un étrange vaisseau désert, dans lequel ils ne vont trouver que des cadavres de chauve-souris géantes, et trois corps humanoïdes. Inquiétés par leur silence radio durant le retour de la mission sur terre, l’agence spatiale va envoyer à leur rencontre la navette Colombus. Mais une fois l’équipe de secours sur place, c’est pour découvrir que tous les membres de l’équipes sont décédés, et qu’un incendie à ravagé une partie du vaisseau. Ne reste que les trois mystérieux corps humanoïdes toujours protégés dans leur étrange enveloppe cristalline.

Lifeforce est tout d’abord l’adaptation cinéma d’un des grands classiques de la littérature vampirique, Les vampires de l’espace de Colin Wilson. Un des rares textes à mêler le mythe du vampire à la science-fiction, ce qui le rapproche à cet effet, des années avant, de la série Nécroscope de Brian Lumley. Le film, réalisé au milieu des années 80, a malheureusement plutôt mal vieilli, les effets spéciaux comme la réalisation peinant à donner autre chose au film que l’apparence d’un b-movie.

Une adaptation expédiée, qui ne brille pas par le jeu de ses acteurs, dont aucun ne parvient réellement à tirer son épingle du lot. Mathilda May, qui tient ici le principal (et quasi seul) rôle féminin, campe une vampire de l’espace, personnage pourtant central du livre, bien peu convaincante, si ce n’est pas sa plastique sur laquelle le film appuie lourdement. L’aspect sensuel, voire sexuel, est certes très présent dans le livre original, mais il est dommage que le film lui ait accordé plus de place qu’à un vrai travaillé de scénarisation, ce qui aurait pu contrebalancer la crédibilité somme tout relative de certains des effets spéciaux.

Comme le livre, le film met donc en scène une race de créature venue de l’espace qui se nourrissent de l’essence des êtres humains, laissant leurs victimes soit lourdement affaiblies, soit irrémédiablement mortes et desséchées. Capable de prendre l’apparence de ceux dont elles se nourrissent, ces créature répandent leur malédiction comme une peste, faisant de leurs victimes de nouveaux vampires avides de sang, d’énergie et de chair fraîche. Si les vampires que nous connaissons partagent de nombreuses caractéristiques avec cette race venue de l’espace, ces créatures ne semblent cependant pas craindre la lumière du soleil.

Un film pas franchement convaincant, qui accuse le poids des ans et ne bénéficie pas d’une réalisation très convaincante. Le roman de Colin Wilson a été pour le moins réduit, l’aspect érotique, certes présent dans le livre, finissant par prendre une place un peu envahissante. A regarder par curiosité, mais loin d’être indispensable aux amateurs de cinéma aux dents longues.


Hooper, Tobe. Lifeforce. 1985 Hooper, Tobe. Lifeforce. 1985 Hooper, Tobe. Lifeforce. 1985

Une réponse à Hooper, Tobe. Lifeforce. 1985

  1. Philippe Roy dit :

    Je me souviens avoir bien aimé ce film, malgré ses défauts. Il ne m’a pas laissé de souvenir impérissable, mais j’ai été surpris de m’intéresser à l’histoire, d’être même happé par elle, peut être justement à cause de ses défauts. Mes attentes ont été agréablement trompées, et je ne me suis jamais ennuyé. Peut-être est-ce parce que je n’ai jamais lu le livre.

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