Adams, Neal. Pleine lune

Vincent Frankenstein aime Ericka, qui l’aime en retour. Pourchassés par les villageois qui ont tué son oncle Victor, le jeune homme et sa compagne courent depuis des jours à travers la Romanie. Jusqu’à un soir de pleine lune où ils sont sauvés par le Comte Vlad. Ce dernier se présente comme un ami de feu Frankenstein, et leur propose de trouver refuge dans son château. Mais Vlad aspire surtout à l’aide du jeune garçon, et aux connaissances que lui a transmises son oncle.

Essentiellement connu pour son travail autour de super-héros comme Superman, Batman et Green Arrow, Neal Adams est un des auteurs les plus influents du comics américain. Pour autant, on est sur cet album face à quelque chose de très éloigné du comics mainstream, et davantage dans une ambiance que ne renierait pas les amateurs de fantastique à la sauce Universal. L’histoire permet en effet à l’auteur de jouer avec les trois figures tutélaires du fantastique cinématographique : le loup-garou, Dracula et Frankenstein (créature et créateur). L’ensemble ne brille certes pas par son innovation scénaristique, mais propose un moment de lecture sympathique pour qui apprécie les codes du genre, l’ensemble n’étant pas forcément éloigné, en terme de narration, du Tomb of Dracula de Wolfman et Colan.

Le dessin est certes un peu figé, mais le trait de Neal Adams est franchement intéressant, de même que ses cadrages. On pense beaucoup au style de cette époque (notamment à Gene Colan, cité en amont), avec son trait fin, précis et détaillé, très réaliste dans l’ensemble. Reste que la mise en couleur, datée, nuit aujourd’hui à l’attractivité de l’ensemble.

On est ici face à une vision très classique du vampire. Le personnage du comte Vlad est bien évidemment une variation autour de Dracula, lequel ne se déplace que la nuit tombée, commande aux animaux et peut se transformer en chauve-souris. Néanmoins il n’est pas immortel, le feu semblant à même de mettre un terme définitif à son existence.

Un opus pas forcément très original au niveau de son histoire mais qui propose une ambiance que les amateurs du cinéma de Universal (en raison du mash-up de créatures proposés ici) sauront apprécier. Reste que la mise en couleur ne rend pas vraiment hommage au dessin de Neal Adams.

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