Collins, Tim. Carnet intime d’un vampire timide

Qu’est-ce que ça peut bien faire d’avoir 15 ans pour l’éternité ? l’éternité, c’est long, surtout quand il faut supporter une petite soeur, de l’acné qui ne s’en ira jamais, et cette insoutenable maladresse avec les filles. Découvrez la véritable histoire de Nigel, le vampire ado, dont la non-vie va être bouleversée par Chloé, une humaine si belle qu’on se laisserait volontiers damner…

Les romans jeunesse sur le thème du vampire sont nombreux par les temps qui courent, mais ce sympathique opus signé Tim Collins a un positionnement un peu différent. Le public de destination est en effet plus jeune que celui qu’on range habituellement dans la case Young Adults. Il n’en reste pas moins que ce journal intime d’un jeune vampire mal dans sa peau est d’une lecture pour le moins agréable. Si le côté pardodico-humoristique n’a pas donné que du bon, l’auteur s’en sort ici plutôt bien, parvenant à accrocher le lecteur sans surenchère, avec un style fluide et efficace.

Les personnages sont à la fois amusants et intéressants, et même si le scénario n’est pas des plus surprenants, le lecteur averti voyant très vite les éléments se mettre en place, sa lecture n’en est pas moins agréable. Une fraîcheur salvatrice, qui appuie le mal-être adolescent en prenant comme personnage principal un adolescent vampire. Lequel, comme tout adolescent, se retrouve à un âge où les émois amoureux bouleversent, surtout quand on a des difficultés à s’exprimer avec le sexe opposé. Ce que l’immortalité est loin d’arranger, d’autant que Nigel ne profite aucunement de son statut de vampire, semblant en avoir agrégé uniquement les problèmes et aucune contrepartie positive.

Au fil du journal de Nigel, on découvre que les vampires ont peur des symboles religieux mais se reflètent dans les miroirs. Doués d’une force physique hors du commun (et d’une insensibilité notable pour la douleur), et d’un don pour l’hypnose (tout ce que Nigel n’a pas, a priori en raison de l’âge de sa transformation), ils ont besoin de s’abreuver de sang pour survivre, sang qu’ils ponctionnent directement sur les être vivants, tout en prenant bien garde à ne pas les tuer. S’ils peuvent se déplacer le jour, les rayons du soleil ont un effet assez notable sur leur peau, leur provoquant des éruptions cutanées.

Un livre jeunesse qui se laisse lire d’une traite, sans difficulté. Un scénario sympathique (à défaut d’être totalement surprenant), une plume légère et efficace, bref une lecture qui devrait plaire aux plus jeunes.

Une réponse à Collins, Tim. Carnet intime d’un vampire timide

  1. Ewelf dit :

    Être transformé en vampire à l’âge de quinze ans et n’en tirer que des inconvénients, quelle tristesse pour Nigel. Nous allons suivre notre anti-héro dans ses péripéties au sein du lycée. Nigel ne trouve pas vraiment sa place parmi les autres élèves voir également au sein même de sa famille. Par la force des choses, il côtoie les gothiques. Avec son teint blafard et ses vêtements noirs, c’est le groupe qui l’accepte le plus facilement.

    Nous n’avons pas l’impression de suivre un jeune vampire au début, mais un jeune adolescent avec ses préoccupations d’ado : incompris par ses parents, n’arrive pas à s’intégrer dans un groupe au lycée ou se fait harceler par sa petite sœur… Enfin, une petite sœur vampire en pleine possession de ses facultés, ça a des moyens de persécutions plus importants. Nigel se confie entièrement dans ce journal et nous partage sa passion pour la poésie.

    Un livre, présenté sous la forme d’un journal intime, a un style léger mais qui sait utiliser à bon escient un humour juste et fin. L’auteur sait nous mener sur des pistes alors que le dénouement en sera tout autre. Petit plus, le livre est illustré par des dessins crayonnés. Cette lecture est a réservé aux adolescents, Nigel leur montrera que même un vampire de 100 ans peut toujours être très maladroits en vers les filles ou avoir des idées douteuses en poésie.

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