50 surprises à la poursuite du vampire invite le lecteur à suivre les pérégrinations du jeune Victor, tandis que les parents de ce dernier l’emmènent à la fête foraine. Alors qu’il se sent (enfin) prêt à affronter le train fantôme, le petit garçon avise la silhouette d’un vampire, qui s’avance dans le manège. Dès lors, il n’aura de cesse de poursuivre la créature à travers les attractions et les lieux du parc, en espérant empêcher celle-ci de mener à bien ses plans. Mais quels sont-ils ?
La série des 50 surprises est une continuation de Vivez l’aventure, la collection aux 100 défis, publiée chez Gründ à partir du milieu des années 1980. Jean-Luc Bizien, qui signe le scénario de 50 surprises à la poursuite du vampire était d’ailleurs déjà impliqué : on lui doit les tomes après le 7e, les premiers opus étant des traductions anglaises. Pour vivez l’aventure, plusieurs illustrateurs s’étaient succédé (au rang desquels on peut citer des noms connus, comme Sandrine Gestin, Didier Graffet, etc.). Avec 50 surprises, Gründ opte pour davantage d’homogénéité, confiant la partie graphique à Emmanuel Chaunu.
Ce volet (le 10e de la série) reprend les principes des opus précédents : on suit Victor, le héros, alors que ses parents le conduisent à la fête foraine. La figure du vampire est omniprésente dans ce récit : c’est après l’un d’entre eux qu’est lancé le personnage central. Au fil des pages, il apprendra ainsi quels artefacts permettent de lutter contre ces derniers. Pour autant, les vampires ne seront pas les seuls antagonistes du joueur : il fera face à une sorcière avide de transformer ses victimes, à des savants fous, loup-garou et autres créatures fantastiques.
On est en présence d’un livre-jeu : l’auteur interpelle le lecteur à chaque page, lui proposant de détecter la présence d’éléments dissimulés. Il est également question de pointer les différences et ressemblances entre certains protagonistes, de suivre des pistes de façon à identifier la bonne, etc. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un livre dont vous êtes le héros, mais d’un ouvrage avec une dose d’interactivité tourné vers un jeune lectorat. J’ai eu l’occasion de le parcourir avec deux enfants de cinq ans, qui se sont bien pris au jeu. Reste que certaines connexions pêchent, la difficulté est hasardeuse en fonction des pages, etc.
Le vrai bémol de l’ouvrage, c’est à mon sens le dessin. En ce qui me concerne, je ne suis pas franchement convaincu par le style d’Emmanuel Chaunu pour ce genre d’histoire. On est très proche de la caricature, et le parti pris sur certains personnages me semble trop forcé (Frankenstein). Il est possible que la couleur, très basique, écrase le dessin. Pour autant, les enfants à qui j’ai fait tester le livre n’ont fait aucun commentaire sur ce point.
Un livre-jeu signé Jean-Luc Bizien, qui s’amuse comme son habitude (mais cette fois-ci avec un public un peu différent) avec les monstres du panthéon fantastique.


