Tinnel, Robert – Vokes, Neil. Flesh and blood. Book 1

Alors qu’elle s’attaque à Laura, totalement subjuguée, Carmilla est débusquée par le général Spielsdorf et ses hommes, qui poursuivent la vampire dans son repaire et parviennent à la détruire. Mais la mort de celle qui a assassiné sa famille ne suffit pas au général, bien décidé à trouver un moyen d’éradiquer une fois pour toutes l’ensemble de la population vampire. Alertés, la comtesse Bathory et Dracula mettent au point une stratégie pour empêcher le chasseur de vampire de parvenir à ses fins.

Flesh and Blood est un hommage évident au cinéma de la Hammer, et au cinéma fantastique en général. La présence de nombreux personnages issus de film tels que Lust for a vampire, The Curse of Frankenstein, The Curse Of The Werewolf, les clins d’œils permis par les noms des personnages (Laura appartient à la famille Ward-Baker) font de cette entrée en matière un pot-pourri des œuvres du genre, un peu à la manière d’un Penny Dreadful, même si on est très éloigné, niveau ambiance, des rues du Londres victorien. Et pour une fois, le mix passe plutôt bien.

Le bémol de ce premier tome reste son dessin. Le trait de Neil Vokes manque clairement d’homogénéité, les traits des personnages sont trop appuyés, et la mise en couleur est erratique, capable du meilleur comme du pire. L’ensemble a une tonalité cartoonesque qui ne colle pas franchement à l’ambiance.

Influence Hammer et Universal oblige, le thème du vampire est abordé de manière très classique. Côté vampire, on verra ainsi évoluer les personnages de Carmilla, Dracula et de la comtesse Bathory, face à des adversaires comme le Général Spielsdorf et un jeune Van Helsing de circonstance. La présence de Frankenstein, chargé de travailler sur une arme biologique contre les vampires, pourra par ailleurs rappeler les House of Dracula / House of Frankenstein du studio Universal. Pour le reste, les vampires ne se déplacent ici que la nuit tombée, on besoin de sang pour assurer leur subsistance, et craignent les objets de culte, le pieu enfoncé en plein cœur et la décapitation.

Un premier tome qui dégage un certain charme, et s’avère être un hommage direct aux productions gothiques de la Hammer Films. Dommage que le dessin ne suive pas, qualitativement parlant.

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