Neil, Chloé. Les vampires de Chicago, tome 4. Mordre vous va si bien

Dans la ville de Chicago, on savait que les vampires existaient. On savait aussi qu’ils étaient organisés en « Maisons », avec un code d’honneur, des lois précises et une hiérarchie particulière. On savait, enfin, que les maisons dépendaient du Presidium de Greenwich, sorte de conseil supérieur des êtres à crocs, composés des anciens vampires supposés les plus sages.

Ce que les habitants de Chicago ont découvert à la fin du tome 3 des Vampires de Chicago, c’est l’existence des métamorphes, grâce à une querelle qui fait désormais craindre le pire à la population. De stars des tabloïds, les vampires deviennent alors des monstres que l’on craint. Une sorte de chasse aux sorcières couve même !

Notre héroïne, Merit, a alors fort à faire, entre la protection de sa maison, les disparitions inquiétantes imputables à des vampires, le débarquement d’un ponte du Présidium, les menaces du maire, ses sentiments envers Ethan, son Maitre…

Cela fait beaucoup pour Merit, encore un rat de bibliothèque quelques mois plus tôt, avant d’être convertie en vampire, puis ordonnée sentinelle de Cadogan. Elle doit faire des prouesses, relever des défis de plus en plus irréalistes, d’autant qu’elle est contrainte de s’enfoncer dans des secrets dont elle ne maîtrise peut-être pas tous les enjeux.

Ce 4ème opus nous offre une Merit plus sombre, plus soucieuse, ses problèmes personnels sont relégués au second plan, on entend nettement moins parler de ses amis, de Mallory… Sans pour autant que cela soit dérangeant néanmoins.

On découvre de nouveaux personnages plutôt intéressants, bien que certains restent caricaturaux, comme Cermak. Heureusement, d’autres tirent leur épingle du jeu, comme Jonah, qui nous intrigue par la relation qu’il noue avec Merit, comme par son appartenance à la fameuse Garde Rouge dont on attend beaucoup. Le sens de l’humour de Merit, s’il n’a pas disparu, se fait plus discret, moins percutant aussi. Dommage !

Les codes vampires sont plus explicites dans ce 4ème tome, d’autant qu’on découvre que certains vampires sont certes pourris, mais que d’autres sont désespérément manipulables. On avance aussi dans la hiérarchie du monde vampire puisqu’on découvre enfin un membre en charge du PG (Presidium de Greenwich). Voilà plus de mille pages et 3 tomes qu’il nous nargue, ce PG, quand enfin débarque un responsable : Darius. On a déjà un a priori négatif à son encontre puisqu’il fait partie de ceux qui ont relâché Célina alors qu’elle avait tenté à plusieurs reprises d’assassiner Merit, entre autres exactions. Arrogant, suffisant, il est positivement caricatural, il faut bien l’admettre. C’est sans doute l’élément le moins convaincant de l’histoire. Trop convenu, il peut même faire penser à un Volturi de Twilight !

Pourtant, les rebondissements s’enchaînent, on ne découvre le fin mot de l’histoire que dans les dernières pages, qui sont du reste assez bouleversantes, pour nous qui sommes devenus des habitués des émotions de Merit. Chloe Neill témoigne ici de sa capacité à ménager le suspens. A nous perturber, aussi. L’épilogue est à deux étages. Si l’un est compréhensible, aux vues des évènements, l’autre est brusque et révoltant, laissant Merit désemparée et triste. Elle gagne la guerre mais elle y perd gros.

C’est finalement un 4ème tome plus mûr, avec certes quelques petits défauts dans le traitement des personnages qui sont nombreux et donc plus difficiles à tous façonner, mais qui reste un roman très agréable à lire et qu’il est difficile de quitter une fois dans le vif de l’action. Si on se révolte à la fin, c’est aussi le cœur plein d’espoir qu’on sait qu’on se replongera au plus vite dans la suite des aventures de Merit !

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